octobre 17 2014 0Commentaire

Alerte de masse à la population

Aucune installation industrielle n’est à l’abri d’accidents mettant en cause des matières dangereuses. Les risques issus des pratiques industrielles concernent toute la population résidante, qu’elle vive à proximité ou non de ces installations. Les effets des matières dangereuses peuvent même avoir des répercussions sur les municipalités voisines.

Selon la loi et le règlement fédéral sur les urgences environnementales, toute personne physique ou morale qui possède une matière dangereuse en quantité seuil selon une liste établie (ex. propane 4.5 tonnes, ammoniac 4.5 tonnes, etc) et qui utilise ou entrepose des substances toxiques susceptibles de constituer un danger pour la vie ou la santé de la population, doit mettre en place un processus d’alerte à la population.

 

De l’alerte à l’avis

Une procédure d’alerte normalisée reposant essentiellement sur l’utilisation d’une sirène dont le signal signifie «Mettez-vous  à l’abri  et écoutez  la radio» est donc l’élément de base du processus d’alerte à la population. Le processus d’alerte doit par ailleurs être accompagné d’un avis à la population. Cet avis doit être transmis dès l’émission de l’alerte initiale afin d’indiquer au public les consignes de sécurité à observer.

 

Le système d’alerte à la population

Évidemment, le son émis par un signal d’alerte à la population tel qu’une sirène doit avoir une intensité et une portée suffisantes pour être audible par la population susceptible d’être affectée. Des  moyens  additionnels  d’alerte peuvent être considérés lorsque des institutions, des édifices publics, des édifices commerciaux, des sites industriels ou des voies de circulation majeures se retrouvent dans le rayon d’impact.

 

Les sirènes

De façon générale, les sirènes doivent pouvoir émettre un signal d’alerte constitué d’un son modulé d’une durée de 3 minutes. La modulation du signal s’étend avec un temps de montée de 5 secondes et un temps de descente de 5 secondes.

Le  déclenchement de la sirène doit  par ailleurs automatiquement  et immédiatement activer un lien téléphonique, transmettre un message préenregistré au Centre d’urgence 9-1-1. Le message préenregistré au 9-1-1 doit fournir succinctement la provenance de l’appel ainsi que la nature de l’événement.

 

D’autres moyens

Dans les zones couvertes par les sirènes fixes, les populations peuvent également être prévenues par d’autres moyens d’alerte, en particulier par des systèmes d’avis téléphoniques automatisés   et/ou  des radios spécialisées d’alerte. Ces moyens complémentaires permettent d’accroître l’efficacité du système d’alerte et d’avis à la population.  Le citoyen a aussi sa part de responsabilité dans ce processus. Il a la responsabilité de l’exécution des instructions et directives des services d’urgences de la ville dans le cadre du processus d’alerte.

 

Un exemple concret

Afin d’améliorer la sécurité des citoyens, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield et ses industries participantes ont mis en place un Comité qui prévoit les situations pouvant conduire à l’adoption de mesures d’urgence et ainsi faire en sorte que les membres soient prêts à réagir.  Ils ont mis en place un processus détaillé  pour lancer une alerte à la population via une sirène ainsi qu’un un programme de sensibilisation à la population.

 

Statistiques concernant les SAM

Les systèmes d’alerte de masse (SAM) sont beaucoup plus intégrés dans les entreprises qu’avant. Un sondage mené par The 2013 Continuity Insights Emergency Notification System Survey révèle certaines tendances et préoccupations sur la façon dont les organisations gèrent les systèmes d’alerte de masse.  On y aborde entre autres la fréquence et la nature de l’utilisation. Sur les 127 répondants au sondage, 90% ont déclaré que l’entreprise possède un plan de communication en cas de crise.

Dans la grande majorité des cas, un processus d’alerte de masse fait partie de ce plan.  Dans un autre sondage mené en 2008, 57% des organisations disaient utiliser un système d’alerte en cas d’urgence. En cinq ans, ce pourcentage a augmenté de façon significative. L’enquête de 2013 a démontré que 82% utilisent actuellement un système d’alerte en cas d’urgence.  La majorité des répondants qui n’utilisent pas encore de système d’alerte évaluent la nécessité et les solutions (10 %) ou essayent d’en saisir les avantages (3%). Un autre 4% a déjà acheté un système, mais la solution n’a pas encore été mise en œuvre. Cela signifie donc que seulement 1% des entreprises interrogées n’ont pas de système ou de plans pour    l’acheter; ce chiffre était de 12% en 2008.

Parmi ceux qui ont déjà un système en place aux États-Unis, 38% prévoient contacter des groupes de 1000 ou plus, 26% prévoient contacter de 101 à 499 personnes, et 26% pensent  contacter des groupes de moins de 100 personnes.

À la question qui demandait si le système avait déjà connu  des ratés dans une situation d’urgence, 9% des personnes interrogées ont répondu « oui », alors que 91% ont indiqué que leur système n’avait jamais manqué dans une situation d’urgence.  Même si tout fonctionne parfaitement bien, il peut y avoir de graves échecs de communication provoqués par l’élément humain.

Au-delà de l’équipement informatique et de la téléphonie, des problèmes beaucoup plus complexes doivent parfois être réglés.

Avec la grande variété d’options et de services maintenant disponibles, il n’est pas surprenant que certains répondants magasinent aujourd’hui pour de meilleures solutions. Tandis que 64% disent qu’ils n’ont pas changé de fournisseurs de système d’alerte, 36% ont envisagé un changement.

Les raisons pour lesquelles un changement est considéré comprennent notamment la fiabilité de la solution actuelle, les temps d’arrêt du système, le coût, les capacités, le service à la clientèle, la facilité d’utilisation du nouveau système, les fonctionnalités plus modernes, la rapidité d’exécution et la capacité d’intégration au logiciel de continuité des activités.

L’utilisation régulière en facilite l’usage en cas de crise

Pendant qu’un très grand nombre de répondants (97%) utilisent les systèmes d’alerte uniquement pour communiquer en cas de crise, 10% disent l’utiliser tous les jours, et 3% l’utilisent pour diffuser de l’information ponctuelle. Même si un système d’alerte est d’abord et avant tout l’outil idéal pour communiquer en cas crise, il y a plusieurs avantages à utiliser le système dans des situations moins critiques. Le sondage révèle que  65% des répondants utilisent uniquement le système en cas d’urgence ou de crise, 15% utilisent le système sur une base trimestrielle, 13% l’utilisent chaque année et seulement 10% l’utilisent chaque semaine, dont 8% à tous les jours.

Les répondants (65%) qui utilisent uniquement le système en cas d’urgence devraient trouver des moyens de l’utiliser avant qu’une situation d’urgence ne survienne. Il est important de faire des tests et des simulations afin que les opérateurs soient à l’aise le moment venu.  Il est toujours mieux de corriger les ratés d’un système quand la  situation n’est pas critique… Au moment de la crise, vous ne voulez pas ajouter plus de complexité et de  confusion avec des outils et des systèmes dont les employés n’ont pas la pleine maîtrise. En trouvant des façons d’utiliser ces systèmes dans le quotidien et en les testant fréquemment, vous serez d’autant plus efficace dans un cas de gestion de crise.

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