septembre 15 2016 0Commentaire

Les secrets d’un exercice d’évacuation réussi

Évacuation… tout le monde dehors !

La rentrée automnale est le moment où il se pratique le plus d’exercices d’évacuation dans l’année. Par définition, un exercice est une activité d’évaluation et d’apprentissage menée dans un contexte de simulation.Cette activité vise à améliorer le savoir-faire des intervenants.

Comment réussir un exercice d’évacuation ? Comment s’y prendre ? Comment savoir si l’exercice est réussi ? Ce sont les questions auxquelles nous répondrons dans cet article.


Comment réussir un exercice d’évacuation ?

Un exercice d’évacuation ne s’improvise pas à la dernière minute. Il doit d’abord reposer sur un plan d’évacuation à jour dans lequel sont identifiées des personnes clefs. Parmi ces personnes, on retrouve : le responsable du bâtiment, des chefs de secteur ou d’étage, des moniteurs d’évacuation, des surveillants d’issues.

Selon le niveau de maturité de l’organisation, l’exercice peut être annoncé ou non selon le cas. Dans les écoles, c’est souvent le service de prévention des incendies qui tient et mesure l’exercice d’évacuation sans avis.

D’ailleurs, le plan d’évacuation devrait être mis à jour deux fois par année ou plus selon le cas. Lors de cette mise à jour, la liste du personnel qui se déploiera en cas d’évacuation sera révisée et ce personnel sera formé s’il s’agit de nouvelles personnes.

Pour savoir quelles sont vos obligations légales, consulter le site de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ).


Comment s’y prendre ?

Lorsque l’on prépare un exercice d’évacuation, on détermine d’abord la portée de ce denier.

S’agira-t-il d’un exercice d’évacuation générale de l’édifice ? Sectorielle ou locale ? Dans le cas d’un établissement scolaire, une usine, un immeuble à bureaux, la question ne se pose pas, c’est toujours une évacuation générale.

Toutefois, dans certains milieux tels un hôpital, une tour de contrôle d’un aéroport ou un centre d’appels 911, nous devons tenir compte de la complexité du milieu. Une fois déterminée, il s’agira d’en fixer le moment. On surveille la météo des prochains jours, car vous remarquerez qu’il fait généralement TOUJOURS BEAU !

On identifie le meilleur moment de la journée : avant le dîner, avant une pause, etc., afin de ne pas trop perturber les activités.

Une fois le moment de la journée déterminé, on doit rassembler préalablement les personnes qui sont impliquées dans le plan d’évacuation.

On passe en revue les consignes, on fait un rappel sur l’emplacement des points de rassemblement, on répond aux questions et on s’assure que tout le matériel est disponible (dossard, lampe de poche, sifflet, etc.). C’est également un moment privilégié pour remercier ces personnes qui acceptent de contribuer à la sécurité de leur milieu de travail.


Quelques rappels..

Il ne faut surtout pas oublier d’aviser la centrale de surveillance avant le déclenchement de l’alarme incendie afin de ne pas causer un déplacement inutile des pompiers. C’est un point de vigilance important à se souvenir.

Une attention particulière est par ailleurs portée aux personnes vulnérables (personnes à mobilité réduite, personnes ayant un handicap visuel ou auditif, trouble de comportement, etc.).

Au terme de la tenue de l’exercice, il importe de rassembler tout le personnel de surveillance qui a joué un rôle particulier afin de colliger leurs commentaires qui permettront d’améliorer l’état de préparation s’il y a lieu.

N’oubliez surtout vos outils ( clef ou tournevis requis pour réarmer le déclencheur manuel d’incendie).


Comment savoir si l’exercice est réussi ?

Pour le savoir, il faut évaluer ce dernier avec des critères objectifs, mesurables et factuels tels que :

  • Prise en charge des personnes ayant besoin d’assistance
  • Fonctionnement des signaux d’alarme incendie et audibles
  • Fermeture des portes coupe-feu
  • Déclencheur manuel d’incendie fonctionnel
  • Engorgement ou non des escaliers d’issues
  • Fluidité de l’évacuation
  • Fermeture des portes des locaux
  • Respect des points de rassemblement
  • Dégagement des voies de circulation pour les véhicules d’urgence
  • Non-utilisation des ascenseurs et monte-charge
  • Personne refusant de quitter le bâtiment

Ces évaluations se font avec l’aide d’observateurs que l’on dissémine un peu partout dans le bâtiment et qui ont le mandat de noter les faits.

On évaluera également le temps d’évacuation en notant :

  • L’heure du déclenchement de l’alarme
  • L’heure de la confirmation de l’évacuation

Le chronomètre devrait s’arrêter seulement lorsque tous les chefs de secteur / étage se sont rapportés et ont confirmé que leur secteur est évacué. L’évaluation se termine par le ré-enclenchement du panneau d’alarme incendie et par l’appel à la centrale d’alarme avisant celle-ci que l’exercice est terminé !


En résumé les secrets sont…

Un plan d’évacuation à jour, une bonne préparation, une évaluation objective des faits pendant l’exercice et un retour d’expérience constructif.

C’est tout simplement ça le secret d’un bon exercice d’évacuation !

Daniel Dancause

Prudent Groupe Conseil

 

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