février 16 2014 0Commentaire

Le printemps arrive, citoyens riverains à vos sacs de sable !

L’hiver 2013-2014 est sans contredit l’un des plus froids que nous avons eu au cours des dernières années. Qui plus est, nous n’avons eu que deux petits redoux qui fragilisent normalement le couvert de glace des rivières.

Ainsi, la rivière telle que la rivière Richelieu dispose déjà d’un couvert de glace de plus de 60 cm. Cette rivière n’est pas sans nous rappeler l’inondation historique de 2011.

Les autorités de la sécurité civile ainsi que les municipalités riveraines surveillent la situation attentivement, et ce grâce au travail du centre d’expertise hydrique du MDDEFP qui surveille en temps réel les niveaux des cours d’eau grâce aux 205 stations hydrométriques installées un peu partout sur les abords des principaux cours d’eau.

Je vous invite d’ailleurs à consulter le site du centre d’expertise hydrique. Vous y trouverez une foule d’informations pertinentes.

Quelles sont les mesures de prévention ?

En matière de prévention des inondations, il y a certes l’aménagement du territoire qui interdit la construction sur les rives où il y a risque d’inondation. L’interdiction de construire en zone inondable constitue le meilleur moyen d’éviter les dommages aux propriétés construites dans une zone inondable.

Cependant, vous conviendrez avec moi qu’il est surprenant de constater, que même après avoir été inondés en 2011, plusieurs résidents riverains de la région de Saint-Jean-sur-le- Richelieu ont quand même tenu à reconstruire leur résidence au même endroit.

Comment se produisent généralement les crues soudaines ?

Elles peuvent survenir dans l’un des cas suivants :

  • Crue subite liée à des pluies abondantes (observée lorsqu’il y a un dégel pendant l’hiver ou lors du passage d’une tempête de pluie, ex.: Irène);
  • Crue subite en raison de la fonte des neiges trop rapide (causée par un printemps hâtif et qui a un impact sur tous les bassins versants en même temps);
  • Crue subite causée par une pluie abondante combinée à une fonte rapide de la neige;
  • Embâcle de glace.

Ainsi, lors d’un épisode d’inondation, les principales conséquences observées sont les suivantes :

  • Dommage à la propriété ainsi qu’à la faune et la flore (maisons déplacées de leur solage ou emportées, arbre déraciné, terrain labouré, etc.); 
  • Fermeture et sectionnement de routes;
  • Panne électrique d’un secteur et composantes du réseau arrachées par les glaces;
  • Refoulement d’égout sanitaire et pluvial;
  • Érosion des berges;
  • Contamination des puits artésiens et du réseau d’aqueduc municipal;
  • Interruption du réseau de gaz naturel;
  • Fuite d’hydrocarbure et pollution causée par des réservoirs d’huile à chauffage;
  • Dommage aux terres agricoles;
  • Arrêt de l’activité économique et sociale ( fermeture d’école, arrêt de production d’usine, etc.).

Quelles sont les mesures de préparation en de telles circonstances ?

Selon l’étendue du territoire ou des conséquences anticipées, les moyens suivants ont été déployés durant plusieurs inondations, et par le fait même ont démontré leur efficacité :

  • Fracturation du couvert de glace avant le dégel afin de faciliter l’évacuation des glaces lors de la débâcle;
  • Fracturation de la glace à l’aide de machinerie lourde telle que la fameuse grenouille;
  • Dynamitage préventif des embâcles;
  • Retrait des glaces dans les fossés afin de faciliter l’écoulement des eaux de ruissellement;
  • Surveillance continue du niveau des rivières lors d’un dégel hâtif ou lors d’une crue subite;
  • Surveillance continue du réseau d’égout lors de pluie abondante ou lors du gonflement de la rivière;
  • Écoute active des prévisions météorologiques ainsi que des prévisions de ruissellement et de fonte de neige;
  • Érection de digues (temporaires ou permanentes) à l’aide de sacs de sable, d’installation de barrières de type Water Gate ou à l’aide de sacs de sable de type semi-vrac;
  • Disponibilité et distribution de sacs de sable aux citoyens;
  • Installation de pompes à haut débit pour aider le réseau d’égout afin de soulager le réseau d’égout pluvial;
  • Réservation à l’avance d’équipements de lutte contre les inondations (pompes, génératrices, pelle hydraulique, pelle chargeuse, signalisation routière, etc.);
  • Diffusion d’informations à la population AVANT, PENDANT et APRÈS l’inondation;
  • Disponibilité d’embarcations et de véhicules surélevés permettant le sauvetage des citoyens;
  • Disponibilité d’équipes de bénévoles destinées à déplacer le mobilier dans les résidences privées;
  • Etc.

Des rivières sous haute surveillance !

Au Québec, quelques rivières sont sous surveillance continue. Ainsi, en Montérégie, les rivières Richelieu, Châteauguay et l’Acadie pour nommer que celles-ci, sont des rivières à récurrence de débordement. En Estrie, la fameuse rivière Saint-François figure parmi les plus actives.  Dans la région de Chaudière-Appalaches, nous ne pouvons pas passer sous silence la rivière Chaudière si chère aux Beaucerons.

Bref, chaque région du Québec est exposée à un risque d’inondation par crue soudaine, et ce en raison du caractère géographique et morphologique du territoire québécois.

Dans le milieu de la sécurité civile, on dit que les inondations au Québec c’est le pain et le beurre de la sécurité civile !

La trousse d’urgence de 72 heures, un MUST !

Alors citoyens à vos sacs de sable et soyez prêts, car c’est pour bientôt !

Soyez Prudent, soyez prévoyant et assurez-vous que vous avez votre trousse d’urgence de 72 heures afin d’être autonome en cas de sinistre.

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Crédit photo : Trois Rivières 911
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