janvier 04 2018 2Commentaire

Réponse de l’hôpital Charles-Le Moyne à la crise du verglas !

J’ai décidé aujourd’hui, après plus de 20 ans, de partager avec vous l’expérience vécue par le personnel de l’hôpital Charles-Le Moyne lors de la crise du verglas de 1998 et de vous faire connaître comment cette équipe a fait face à ce sinistre sans précédent.

En 1998, l’hôpital Charles-Le Moyne était désigné centre de traumatologie régional, disposait de 490 lits, employait 2 500 personnes et était la troisième salle d’urgence la plus achalandée au Québec avec plus de 75 000 visites. J’occupais le poste de chef du service de la prévention et protection et j’agissais à titre de coordonnateur des mesures d’urgence.

L’hôpital Charles-Le Moyne avait une forte culture de mesures d’urgence depuis qu’il avait répondu, avec son département de santé publique, à l’incendie de BPC de Saint-Basile-Le-Grand mais aussi en raison du fait que l’établissement subissait souvent des sinistres internes de toutes natures (menace à la bombe, panne électrique, incendie, inondation, etc.).

Le service de la prévention et protection disposait d’un état de préparation à faire face aux sinistres et évènements fortuits qualifié à l’époque de l’un des meilleurs du réseau de la santé. Mais le plus important, il disposait de l’appui et de la confiance de la direction, de l’équipe médicale, des infirmières ainsi que des employés. Ceux-ci se sentaient en sécurité par les services que nous rendions.

Retour sur les évènements, la réponse de l’hôpital Charles-Le Moyne à la crise du verglas de janvier 1998 !

Mardi 6 janvier, les premiers signes…

Les premiers signes du verglas se sont fait sentir vers 02h00 dans la nuit du 6 janvier, lorsqu’une bonne partie de la ville de Greenfield Park est privée d’électricité de même que l’hôpital Charles-Le Moyne. Je suis alors avisé par téléavertisseur et, comme le prévoit le protocole, je me dirige vers l’hôpital. Le directeur général est informé et l’électricien de garde est mobilisé.

Plusieurs branches obstruent les rues et tout le territoire de la ville de Greenfield Park est touché. Durant la matinée, l’électricité est rétablie à l’hôpital. La pluie verglaçante continue de tomber. On surveillera l’évolution de la situation toute la journée et la météo n’annonce rien d’encourageant.

Mercredi 7 janvier…

Durant l’avant-midi, j’assiste à un appel conférence avec le ministère de la Sécurité publique qui me décontenance… je constate alors que nous n’avons aucune idée de l’état de la situation et du délai de rétablissement. Plusieurs pylônes d’Hydro-Québec sont effondrés. C’est du jamais vu et je sens que les autorités n’ont aucun contrôle de la situation et qu’il n’y a pas de plan d’intervention ni de plan de coordination.

Au terme de l’appel, je convoque la direction de l’hôpital et nous convenons de nous mettre en veille active de mesures d’urgence et de nous préparer à faire face au pire, mais sans trop savoir à quoi s’attendre. Les équipes techniques, cliniques et médicales sont informées de la mise en veille active. Ainsi, on prépare l’hôpital à faire face à une situation de sinistre interne (panne électrique prolongée) et à une augmentation du nombre de consultations à l’urgence pour des fractures, accidents de la route, chute de toit, etc.

Une vérification des deux génératrices est demandée. Les génératrices datent de la construction de l’hôpital en 1962 et elles ont déjà démontré des problèmes de fiabilité. La première génératrice alimente les services critiques tels que l’urgence, le bloc opératoire, les soins intensifs. La seconde fournit l’électricité à environ 40% du reste de l’hôpital : éclairage d’urgence dans les corridors et lieux communs, deux ascenseurs, les bouilloires de la centrale thermique, la radiologie, les laboratoires, le système téléphonique et le réseau informatique, les prises d’urgence dans les chambres, la centrale de sécurité, le centre de coordination des mesures d’urgence.

La télévision et la radio sont les seules sources d’information. L’internet est à ses débuts et les réseaux sociaux n’existent pas…on s’informe d’un service d’urgence à un autre, on écoute les ondes radio des services de police et des pompiers de la Rive-Sud, car nous sommes à la recherche d’informations fiables qui nous permettraient d’avoir une meilleure vision de la situation.

Durant l’après-midi, la situation continue de se détériorer, mais tant à l’hôpital qu’au service de sécurité publique de Greenfield Park nous anticipons les conséquences et pour l’instant nous sommes en contrôle relatif. L’entrepreneur en déneigement est convoqué, il doit être présent en tout temps et s’assurer que l’entrée de l’urgence et l’entrée principale demeurent praticables.

Finalement, en fin d’avant-midi, au terme d’une rencontre avec le comité de direction de l’hôpital, il est convenu de déclencher les mesures d’urgence et de déployer tous les équipements et la logistique prévus à savoir : salle de coordination, radiocommunication d’appoint, mobilisation du radio amateur VE2, rencontre de coordination trois fois par jour ou plus selon les besoins.

Les employés sont alors informés des mesures qui sont prises. Les ambulances ont de plus en plus de difficulté à circuler. Les employés se rapportent absents faute d’avoir de l’électricité à la maison. La régie régionale de santé est alors informée de notre décision.

Jeudi 8 janvier le calme avant la tempête

Un certain redoux en début d’après-midi nous laisse penser que cela va s’améliorer, mais c’est le contraire qui se produit…la situation se dégrade. De plus en plus d’employés sont touchés par la panne électrique, plusieurs établissements de santé (CLSC, hôpitaux, CHSLD, etc.) de la région de Saint-Jean-sur-le-Richelieu et de Saint-Hyacinthe sont privés d’électricité.

Vendredi 9 janvier rien ne va plus…

Comme prévu, le comité de coordination des mesures d’urgence composé du directeur général, du directeur des services professionnels, de la directrice des soins infirmiers, du directeur des services administratifs ainsi que du directeur des ressources humaines fait le point dès 08h00 le matin. Le bilan des pannes ne cesse de s’alourdir. Il est convenu que le comité siègerait 24 h / 7 jours jusqu’à nouvel ordre.

La directrice des soins infirmiers demande à ce qu’un service de garderie soit offert pour ses filles…car sans ce service, il sera difficile d’avoir des infirmières.

En fin d’après-midi le 9 janvier, c’est le black-out ! Tout le centre-ville de Montréal est privé d’électricité, les ponts sont fermés, les routes sont impraticables, c’est la CRISE !

On fait alors le point et nous décidons de faire un exercice d’anticipation de type DOMINO qu’est-ce qui peut arriver de pire… nous constatons alors que tous les plans d’intervention particuliers étaient déployés (panne électrique avec et sans génératrice, panne téléphonique, pénurie d’eau potable, isolement, pénurie de personnel, isolement, etc.).

En collaboration avec le comité de coordination, nous faisons une lecture particulière de la situation. Nous en venons à la conclusion que nous devrons modifier radicalement nos stratégies et tactiques. Toutes les infrastructures publiques sont touchées. Les routes, l’énergie électrique, le gouvernement, il y a rationnement du carburant, les ponts sont coupés, l’eau pourrait manquer…plus de la moitié de la population du Québec est privée d’électricité bref, une situation comparable à un état de guerre.

Ainsi, un ensemble de mesures est alors ordonné et déployé :

  • Horaire de 12 heures imposé à tout le personnel et ce dernier ne peut quitter l’hôpital après son quart de travail
  • Aménagement d’un héliport temporaire dans le stationnement avant de l’hôpital afin de permettre la réception de blessés ou le transfert vers Montréal, Laval, ou Trois-Rivières de cas critiques d’urgence
  • Restriction sur la distribution de la lingerie et la distribution des uniformes;
  • Des bureaux, des chambres non occupées sont transformés en dortoir pour le personnel qui ne peut quitter l’hôpital. Un horaire est implanté.
  • Le service alimentaire sera ouvert 24 h avec des repas légers pour le personnel
  • Rappel du fonctionnement des téléphones pompier aux gestionnaires afin de pallier à une panne téléphonique
  • Mise en service de deux téléphonistes et du service de brancarderie
  • Les antennes de télécommunication des cinq services d’urgence situées sur le toit de l’hôpital sont déglacées périodiquement afin de s’assurer qu’elles demeurent fonctionnelles
  • Tous les bains sont remplis d’eau ainsi que les chaudrons de la cuisine et les marmites, en réaction à une possible panne d’eau à Montréal
  • Les électriciens devront surveiller les génératrices en tout temps (température, niveau de carburant, pression d’huile, etc.) un plan de délestage est demandé dans l’éventualité où il y aurait surchauffe de l’une ou l’autre des génératrices;
  • Un lien de radiocommunication avec le service de sécurité publique de la ville de Greenfield Park et ambulance CETAM est établi dans l’éventualité où les réseaux téléphoniques viendraient qu’à être interrompus
  • Horaire de remplacement pour l’équipe de coordination, pour certains d’entre nous, les nuits sont courtes depuis mardi…
  • L’ascenseur sera réservé qu’aux cas d’urgence, aux patients et au transport des chariots de nourriture. Tout le personnel et les visiteurs devront faire usage des escaliers
  • Des bâtons d’éclairage d’urgence (cyalume) sont distribués dans tous les services et unités de soins.

Pendant ce temps à l’urgence, au lieu de recevoir une moyenne de 75 ambulances par jour comme à l’habitude, c’est près de 150 ambulances qui acheminent des personnes blessées ou incommodées par le monoxyde de carbone. On reçoit également des ambulances militaires. L’équipe médicale fait un travail remarquable dans le traitement rapide des fractures. L’objectif était d’éviter que l’urgence se remplisse, afin de se préparer à toute éventualité ou de recevoir des patients de l’hôpital de Saint-Hyacinthe ou de Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

En début de soirée, nous recevons une demande de la régie régionale de santé afin d’accueillir des personnes âgées d’un CHSLD qui n’avait plus d’électricité. Nous refusons de les accueillir. Notre mission en est une de soins ultra spécialisés en traumatologie.

L’idée étant que si nous avions rempli l’hôpital de personnes âgées, il nous serait impossible de venir en aide aux autres hôpitaux de soins de courte durée et, de plus, nous devions réserver un nombre maximum de lits aux cas graves. Cette décision fut alors accueillie froidement par la régie régionale de santé qui a reconnu toutefois son bien-fondé par la suite.

On se prépare également au pire à l’unité des soins intensifs où l’on identifie les patients qui ont le plus de chance de survie dans l’éventualité où il y aurait arrêt de la génératrice. Les familles sont alors informées de la décision. Du matériel pour assurer une ventilation manuelle est déployé ainsi que du personnel du service d’inhalothérapie. Des techniciens en génie biomédical veillent au bon fonctionnement des équipements médicaux. Il y a beaucoup de fluctuation dans l’électricité produite par la génératrice, ce qui rend les équipements instables.

Pendant ce temps, l’équipe médicale du bloc opératoire se tient prête. On réserve le bloc que pour les cas d’urgence. La collaboration entre l’équipe médicale est excellente à un point tel qu’une infirmière dira par la suite : On devrait toujours fonctionner comme si on était en panne électrique…

Nous demandons à la ville de Greenfield Park de nous acheminer un autobus du réseau de transport de la Rive-Sud afin qu’il serve de lieu de repli dans l’éventualité où nous perdions la génératrice des soins critiques. Celle-ci sera remplacée toutes les 12 heures jusqu’au lundi matin. Fait à noter…une heure après que l’autobus fut stationné devant l’hôpital, une radio de Montréal annonçait que l’on se préparait à évacuer l’hôpital, ce que nous avons dû démentir !

Nous profiterons également de notre collaboration avec la ville de Greenfield Park pour l’approvisionnement en carburant pour les véhicules ambulanciers et de déglaçage. Le service de police ayant réquisitionné le Pétro-Canada près de l’hôpital.

Toute la Rive-Sud est dans l’obscurité totale, c’est impressionnant d’en faire le constat à partir du 7e étage de l’hôpital…qui agit de phare pour ses citoyens grâce à son éclairage d’urgence.

Sur le plan personnel, je m’inquiète de ma conjointe qui est à la maison avec mon fils de sept ans qui est un hyperactif et de ma fille de 2 ans. Privé d’électricité depuis plus de 24 heures et absent depuis deux jours, je demande au directeur général de me relever temporairement de mes fonctions afin que je puisse aller chercher ma famille et la ramener à l’hôpital où une chambre m’a été réservée. Ceux-ci y séjourneront deux jours. Cela permet de libérer mon esprit et de me concentrer sur mon rôle de coordonnateur.

Nous profitons de la nuit de vendredi à samedi pour faire l’horaire des trois prochaines journées. Nous apprenons d’Hydro-Québec que le lien entre le poste Saint-Maxime (celui situé près de l’hôpital et qui nous alimente) et celui de Brossard est rupturé et que le délai de rétablissement n’est pas encore connu.

Samedi 10 janvier

On se concentre sur l’état des lieux et on s’inquiète de la capacité des toits de l’hôpital à supporter toute cette glace. Une vérification faite par des ingénieurs nous confirme qu’il n’y a pas encore de problème.

La direction tient un point de communication à la cafétéria à tous les quarts de travail et rencontre les employés sur les étages afin de les remercier et les encourager. Notre directeur général devra quitter ses fonctions en raison du décès subit de son beau-père. Les rapports de situation se feront par appel conférence et le directeur adjoint agira de substitut.

Nous refaisons un exercice d’anticipation de conséquences. Durant la journée, une panne touche une partie du système téléphonique pendant quelques heures. Nous devrons mettre le système en panne générale afin de bénéficier de nos 15 lignes d’urgence. Le service sera rétabli quelques heures plus tard.

Durant la soirée, une fluctuation électrique de la génératrice provoque une alarme incendie de type ALARME GÉNÉRALE… ce qui indique normalement aux employés qu’ils doivent se préparer à évacuer l’hôpital. Rapidement nous vérifions les lieux et nous diffusons un avis aux occupants qu’il s’agit d’une fausse alarme.

Malgré tous les inconvénients d’être lui-même sinistré, le personnel fait preuve d’une grande disponibilité et d’entraide. Plusieurs citoyens se présentent pour aider le personnel, mais cela cause un certain problème au niveau de la confidentialité. Ainsi, seuls les bénévoles accrédités seront déployés.

En fin de soirée, nous devons planifier un arrêt de la génératrice qui alimente les unités des soins critiques pour une vérification mécanique et un changement d’huile. L’arrêt prendra environ 45 minutes et des mesures de soutien aux patients seront apportées. Le tout sera accompli pourvu qu’il n’y ait personne au bloc opératoire ni de cas à la salle de réanimation et de choc au service de l’urgence.

La fatigue nous gagne. Toutefois, l’humour d’un urgentologue nous permet de décompresser et d’évacuer notre stress. La situation est critique, mais l’humour c’est la soupape de sécurité des intervenants d’urgence…ce qui nous permet de continuer à conserver le focus.

Dimanche 11 janvier

La priorité du jour est l’arrêt planifié de la génératrice à 10h00. Tout s’annonce comme prévu, les équipes sont prêtes. Toutefois une patiente devra être transférée par hélicoptère à Montréal afin de subir une césarienne. Nous attendrons son transfert avant d’aller de l’avant.

Subitement, vers 09h30 la génératrice secondaire s’arrête, perturbant tout le reste de l’hôpital sauf les soins critiques, l’urgence et le bloc opératoire. C’est le stress à son maximum, des personnes sont emprisonnées dans l’ascenseur, le système téléphonique tombe en panne. Les informations sont transmises par radiocommunication au service d’ambulance CETAM ainsi qu’au centre de coordination de la ville de Greenfield Park à l’effet que nous sommes en panne de l’une de nos génératrices.

Comme prévu, un coordonnateur ambulancier est assigné à notre poste de commandement, un officier policier et un officier pompier sont dépêchés à l’hôpital afin de se préparer au pire.

Les ondes radio des services d’urgence étant écoutées par les médias, ceux-ci diffusent que l’on se prépare à évacuer l’hôpital.  De ce fait, plusieurs citoyens se présentent spontanément pour venir aider et des familles viennent chercher leurs parents, ce qui créer un embouteillage monstre sur le boulevard Taschereau.

Environ 20 minutes plus tard, la génératrice est repartie. Des bulles d’air lors du remplissage du réservoir de carburant diesel avaient causé son arrêt.

En fin d’après-midi, l’électricité est revenue, mais les mesures d’urgence ne sont pas levées pour autant. La situation sera réévaluée le lendemain matin dès 09h00.

Lundi le 12 janvier on lève les mesures d’urgence…

Fonctionner et être mobilisé en mode mesures d’urgence depuis plus près de 5 jours met beaucoup de pression sur l’organisation. Le fait que l’électricité fut rétablie et semble stable fit en sorte qu’aux yeux de plusieurs membres du comité de coordination il n’était plus requis d’être en mode mesures d’urgence. Il est donc décidé de passer à la phase rétablissement des services et au retour graduel des opérations normales.

Avec du recul, ce ne fut pas une bonne décision. Nous avions mal évalué le fait qu’un épisode de grippe sévère sévissait dans la population et que plusieurs employés démontraient des signes d’allure grippale. De plus, bien que l’électricité était rétablie à Charles-Le Moyne, plusieurs établissements de la Montérégie étaient encore privés d’électricité et le demeureront plusieurs semaines.

C’est ainsi que, pendant tout le mois de janvier, ce fut très difficile pour les gestionnaires et le personnel clinique de gérer une épidémie de grippe sévère, sans pouvoir bénéficier du mode de gestion URGENCE qu’ils avaient eu durant la panne électrique. Avec raison, ce point nous fut souligné comme étant un élément à améliorer à notre état de préparation.

En perspective

Cette crise révéla une fois de plus la présence d’une forte culture de mesures d’urgence au sein de l’hôpital Charles-Le Moyne.

L’équipe médicale, le personnel clinique, celui d’encadrement, de soutien et l’équipe du service de la prévention et protection ont relevé haut la main cet important défi, celui de maintenir des soins de qualité et spécialisés à la population de la Rive-Sud durant cette crise sans précédent.

Je tiens à souligner leur travail exceptionnel, leur dévouement sans fin et le très grand professionnalisme de cette équipe avec qui j’ai eu le très grand privilège de faire corps lors de cette crise du verglas de 1998.

Merci à vous tous !

Daniel Dancause

Chef de service, Prévention et protection

Hôpital Charles-Le Moyne

Crise du verglas janvier 1998

2 commentaires

  1. J’ai aussi vécu cette crise dans cette équipe. J’ai été impressionnée par la qualité de la gestion de crise, notamment grâce à votre contribution, monsieur Dancause. Comme vous le soulignez, les équipes ont été remarquables. Étant plus près des infirmières, particulièrement celles de l’Urgence et de l’Unité des soins intensifs, je ne peux que saluer leur dévouement, leur énergie et l’esprit d’équipe dont elles ont fait preuve. Les médias rappellent beaucoup l’importance des hauts dirigeants lors de cette crise. J’aimerais, quant à moi, remercier les membres des équipes de soins (préposés, infirmières, médecins, techniciens) et ceux des équipes de soutien qui ont continué à donner des soins dans des conditions exceptionnellement difficiles, tant sur le plan personnel que professionnel. Bravo à tous!

  2. Quel rapport, surtout quelle suite d’evenements graves et serieux a gerer. Quel stress devait exister chez les dirigeants! je suis admiratif devant le travail qui s’est accompli et la maitrise que tu demontres a la lecture de ce rapport.

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