octobre 18 2016 0Commentaire

Le risque sismique au Québec : préparez votre organisation !

Risque sismique

Si l’on ne connait pas encore très bien les mécanismes qui en sont à l’origine, on sait par contre que le Québec subit une activité sismique suffisamment prononcée pour ne pas la négliger. Mieux encore, on cherche aujourd’hui de plus en plus à rattacher l’aléa sismique à nos schémas de préparation organisationnelle.

À l’image de la Nouvelle-Zélande qui se rétablit peu à peu des séismes de 2010 et 2011, avec la volonté d’intégrer la résilience dans ses systèmes généraux pour traiter les circonstances extraordinaires, le Québec amorce lui aussi doucement quelques pas dans ce sens… 

Le saviez-vous ? Chaque année, pas moins de 450 tremblements de terre en moyenne secouent l’Est du Canada. C’est bel et bien le Québec tout entier qui est sujet à des secousses récurrentes.



Intégrer la résilience dans ses systèmes ? Concrètement…comment ?

En amont tout d’abord, avec des mesures de prévention adéquates qui veilleront à ce que le bâtiment garantisse une sécurité optimale pour ses occupants. Ces mesures comprennent un choix du site d’implantation approprié, le respect du code de construction du Québec pour des bâtiments neufs ou ayant subi des rénovations importantes, ainsi qu’une bonne qualité d’exécution (choix des matériaux, protection contre le feu, entretien régulier). Les mesures visant à interrompre certains services, tels que la fermeture automatique de l’entrée de gaz et d’eau, doivent être mises en place et faire l’objet de suivis réguliers.

Par la suite, savoir anticiper les conséquences d’un aléa est sans doute l’un des meilleurs moyens de se préparer à réagir lorsqu’il se concrétise. Potentiellement destructeur par nature, un séisme pourra avoir des impacts sévères sur l’ensemble des systèmes, et ainsi démultiplier ses effets sur votre organisation.

Aussi, il est important de garder en tête les conséquences suivantes :

  • Dommages aux services publics tels que l’électricité, la téléphonie, l’alimentation en eau potable ;
  • Dommages aux équipements et aux bâtiments ;
  • Bris de vitres ;
  • Bris souterrain (aqueduc, etc.) ;
  • Fuite de gaz ;
  • Inondation et refoulement d’égout ;
  • Voies de circulation entravées ;
  • Personnes emprisonnées dans l’ascenseur ou sous les décombres ;
  • Blessures des occupants.

Advenant l’événement, quelques mesures simples vous permettront d’intervenir efficacement :

  • Déterminer s’il y a risque d’effondrement, d’incendie, d’explosion ou d’électrocution ;
  • Coordonner les mesures de sauvetage des personnes emprisonnées sous les décombres ou dans les ascenseurs ;
  • Procéder au décompte des occupants, identifier les personnes manquantes ou blessées et s’assurer le cas échéant que les blessés reçoivent les soins adéquats ;
  • Si des dommages importants sont constatés, envisager d’ordonner l’évacuation de l’édifice en appliquant les directives énoncées dans le plan d’évacuation ;
  • Requérir l’assistance des pompiers si nécessaire (prévoir que les services d’urgence seront débordés) ;
  • Faire inspecter le bâtiment afin d’évaluer les dommages et impacts sur les fonctions essentielles (eau, électricité, gaz, etc.) ;
  • S’assurer qu’il n’y a pas d’incendie ni de danger d’incendie.

Enfin, parce qu’un séisme dure quelques secondes à quelques minutes tout au plus, il est important de développer collectivement les bons réflexes. Nous vous invitons à participer à La Grande Secousse qui aura lieu ce jeudi 20 octobre 2016 à compter de 10h20.

Aurélie Legaz, PhD géophysique


Sources :

http://www.seismescanada.rncan.gc.ca/zones/eastcan-fr.php

http://www.iso.org/iso/fr/home/news_index/news_archive/news.htm?refid=Ref1578

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